La Poste émet un carnet de 12 timbres poste colorés pour accompagner vos vœux et petits mots du cœur.
Affranchissement pour Lettre Verte 20g
La Poste émet un timbre à l’effigie de Claude Monet à l’occasion des 100 ans de sa disparition.
Cent ans après sa mort, le 5 décembre 1926, Monet n’apparaît plus seulement comme le « maître de l’impressionnisme » et nul ne songerait aujourd’hui à nommer le cycle ultime des Nymphéas, visible au musée de l’Orangerie, « Sixtine de l’impressionnisme », selon le mot d’André Masson en 1952. Certes, le groupe des peintres qui exposèrent ensemble dans l’atelier du photographe Nadar, en 1874, choisit le mot « impressionniste », lancé avec ironie par le critique Louis Leroy, emprunté à Impression, soleil levant (Paris, musée Marmottan Monet – Académie des beaux-arts) pour baptiser ce mouvement, qui n’eut jamais ni doctrine écrite ni cercle fermé de fidèles.
Un autre Monet semble aujourd’hui être passé au premier plan : celui qui, dans son jardin de Giverny, préservé aujourd’hui grâce à l’Académie des beaux-arts à qui il a été légué, inventa une œuvre de land art avant la lettre, dessinant et plantant son bassin d’inspiration japonaise, et qui dans son dernier atelier, à l’éclairage zénithal, sans paysage réel sous les yeux, conçut ces « grandes décorations » qu’il offrit à la France, par l’intermédiaire de son ami Clemenceau, pour saluer la victoire de 1918. Monet, combattant avec ses pinceaux, dans sa tranchée imaginaire, a opéré alors une révolution plus importante peut-être pour le XXe siècle que ne l’avait été l’impressionnisme :
il a conçu un monde clos de peinture pure, un espace où se mouvoir – où le « regardeur » n’est plus devant un tableau, encadré et accroché, mais immergé dans la peinture –, une longue surface vibrante qui parla, après la Seconde Guerre, aux expressionnistes abstraits américains, de Pollock à Rothko. Le centenaire de la mort de Monet est aussi l’histoire de cette succession de regards portés sur l’œuvre d’un artiste qui n’avait jamais cessé de se renouveler. ■
Adrien Goetz, de l’Académie des beaux-arts - Tous droits réservés.
Émission d'un souvenir philatélique
Affranchissement pour Lettre Internationale 20g
La Poste émet un carnet de 12 timbres poste célébrant le Bicentenaire de la Photographie à travers un monument emblématique du patrimoine français : le Panthéon.
Ce carnet est réalisé en collaboration avec le Centre des monuments nationaux à l'occasion du Bicentenaire de la Photographie mis en œuvre par le ministère de la Culture du 1er septembre 2026 au 30 septembre 2027.
À l’occasion du Bicentenaire de la Photographie, ce carnet invite à découvrir deux siècles d’inventions et de regards photographiques à travers un monument emblématique du patrimoine français : le Panthéon.
Des premiers procédés aux technologies contemporaines, chaque époque a imaginé de nouvelles manières de fixer, reproduire et interpréter le réel. Cliché verre, épreuve sur papier, photochrome, procédés inversibles, photographie argentique ou image numérique témoignent de cette extraordinaire diversité des techniques et des usages. Au fil des douze timbres, le Panthéon devient le témoin d’une histoire en constante évolution, où la photographie conjugue mémoire, création et innovation. ■
Tous droits réservés.
Affranchissement pour Lettre Verte 20g
La Poste émet un bloc d’un timbre et un souvenir philatélique célébrant les 30 ans de la Bibliothèque nationale de France (BnF) sur son site François-Mitterrand.
La Bibliothèque nationale de France (BnF) célèbre le 30e anniversaire de son site François-Mitterrand. Si l’édifice a totalement changé la physionomie du XIIIe arrondissement de Paris où il s’est implanté, il a aussi profondément modernisé les pratiques bibliothécaires en devenant un véritable laboratoire d’innovation.
Depuis son ouverture au public en 1996, le site est un symbole de l’ambition culturelle française. Il abrite aujourd’hui plusieurs millions de documents parmi lesquels des imprimés du XVIe à nos jours, mais aussi l’ensemble de la production audiovisuelle éditée en France (films, documents sonores, jeux vidéo…) ainsi que le web français, moissonné par la Bibliothèque depuis 2006 au titre du dépôt légal. Conçu pour permettre un accès direct à ces ressources, il offre des espaces de recherche, de lecture et d’exposition dédiés à tous les publics.
Œuvre de l’architecte Dominique Perrault, le bâtiment se distingue par ses quatre tours de 80 mètres en forme de livres ouverts, symbolisant l’accumulation du savoir. Il comprend un jardin-forêt d’un hectare et une esplanade de 60 000 m².
Cet écrin concrétise l’ambition de François Mitterrand d’une « bibliothèque pour tous ». Il demeure aujourd’hui un véritable modèle pour toutes les grandes bibliothèques du monde. ■
BNF - Tous droits réservés.
Émission d'un souvenir philatélique
Affranchissement pour Lettre Internationale 100g
La Poste émet un timbre à l’effigie de César-Pierre Richelet, figure fondatrice de la lexicographie moderne, à l’occasion des 400 ans de sa naissance.
Hormis les lexicographes, qui connaît aujourd’hui César-Pierre Richelet ? Pourtant, Richelet n’est rien moins que l’inventeur du dictionnaire moderne en France ! Il est en effet l’auteur du premier dictionnaire monolingue de la langue française, le Dictionnaire françois, publié en 1680 à Genève.
Pourquoi Genève ? Parce que l’Académie française, créée en 1635 par Richelieu, élaborait toujours, quarante ans plus tard, son propre Dictionnaire et disposait du privilège royal exclusif de publier un tel ouvrage en France
Mais, lassés par la lenteur des travaux de la Compagnie, certains académiciens formèrent le projet de devancer l’Académie en rédigeant un dictionnaire concurrent. Projet audacieux s’il en est ! Il fallait donc trouver un homme capable de mener à bien l’affaire. Cet homme, ce fut Pierre Richelet.
Pourquoi lui et qui est-il ?
Richelet est né en 1626 à Cheminon. Après avoir été régent de collège, précepteur, puis avocat, il abandonne rapidement le barreau pour se consacrer aux lettres et à l’étude des langues. Traducteur, poète galant et satirique, spécialiste de la versification, il finit par se faire connaître du milieu académique. Non seulement par sa connaissance des langues, mais aussi (et surtout ?) par son caractère bien trempé. Richelet était un homme de conviction, indépendant et volontiers mordant. Son franc-parler et son esprit satirique lui valurent de nombreux ennemis, mais aussi la réputation d’être un homme libre, doté d’une grande indépendance intellectuelle.
Le Dictionnaire françois reflète sa personnalité : « une espèce d’aventurier », comme il le qualifie lui-même. Mais un aventurier érudit : richesse du vocabulaire, clarté des définitions, exemples parfois saugrenus et impertinents, où il règle des comptes, et citations des grands auteurs fondent l’originalité de l’ouvrage. Le Dictionnaire françois connut immédiatement un grand succès et fut réédité de nombreuses fois tout au long du XVIIIe siècle.
Sa lecture est encore plaisante aujourd’hui, parce qu’elle témoigne de la liberté d’esprit de « l’honnête homme » de la fin du XVIIe siècle.
Richelet mourut à Paris le 23 novembre 1698, à l’âge de 72 ans. Par son exigence, son indépendance d’esprit et son attention portée au français en usage, il est une figure fondatrice de la lexicographie moderne. ■
Alain Herbland - Tous droits réservés.
Émission d'un souvenir philatélique
Affranchissement pour Lettre Verte 20g
La Poste émet un bloc d’un timbre à l'occasion du 4e centenaire de la mort de Tabarin, acteur du théâtre populaire et des farces en usage au XVIIe siècle.
Né à Verdun vers 1584, Antoine Girard monte à Paris où il fait la connaissance d'acrobates milanais auprès desquels il apprend l'art de la comédie et avec qui il parcourt la France. Il se crée alors un alter ego théâtral : Tabarin, un valet espiègle qui tire son surnom de son manteau italien, le tabarro. Il complète ce costume d'un masque grotesque à grosses moustaches et d'un grand « chapeau récréatif », auquel il donne toutes sortes de formes.
Vers 1618, Antoine Girard s'associe avec son frère Philippe, docteur en médecine, pour vendre des onguents et des pommades. Ils dressent leur tréteau à proximité du Pont-Neuf, où la foule déambule parmi les artisans, charlatans et baladins. Pour attirer le chaland, les deux frères improvisent des dialogues comiques où Tabarin pose des questions saugrenues à son maître, le savant monsieur de Mondor. Ces devinettes (« Qµi fut créé le premier : l'homme ou la barbe ? », « Comment faire cinquante paires de souliers en une demi-heure ?», « Quelle est la chose la plus pesante du monde ? ») laissent le maître perplexe, et son valet y répond par des solutions absurdes ou satiriques, souvent grossières mais pleines de verve.
Certains soirs, ils présentent également de courtes farces inspirées de la commedia grossières mais pleines de verve. Certains soirs, ils présentent également de courtes farces inspirées de la commedia dell'arte : aux côtés de Tabarin, son épouse, la danseuse romaine Vittoria Bianca, joue le rôle de la rusée Francisquine, tandis que son frère incarne le fanfaron Rodomont. Leur succès est tel que les Parisiens de toutes conditions se pressent chaque jour autour de leur estrade. La troupe est même invitée à jouer devant la reine mère, Marie de Médicis.
En 1623, les frères Girard quittent la scène et acquièrent, grâce à leurs gains, une demeure seigneuriale près de Sens. Après leur départ de Paris, une anthologie de leurs textes de scène est publiée à leur insu et s'écoule à vingt mille exemplaires. Victime, dit-on, d'un guet-apens tendu par des voisins jaloux, Antoine Girard meurt le 27 novembre 1626. Le souvenir de ses facéties lui survivra et exercera une influence notable sur La Fontaine et Molière. ■
François Rémond - Tous droits réservés.
Affranchissement pour Lettre Verte 20g