Émissions de Timbres - Mars 2026


Émissions
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Les reines de France

 
 
 
9
mars
2026
 
 
 

La Poste émet un carnet de 12 timbres-poste illustré par des Reines de France ou la monarchie au féminin.

 
 
                   
  © La Poste 2026.
  Illustrations ©SEB Jarnot d'après photographies :
  © Manuel Cohen / Autimages ©Erich Lessing / Bridgeman Iimages - © Collection Grégoire / Bridgeman Iimages
  © Imagebroker.com / Coll. Christofel - © J. Vigne / La Collection
  © Photo Josse / La Collection - ©RémiLemenicier / Naturimages
  © The Granger Ccollection / Roger-Viollet
  © Neurdein / Rogerviollet
  Conception graphique Étienne Théry
 
 
 
 

 

Dans le royaume de France, aucune reine n’a jamais gouverné en son nom propre. À partir du XIVe siècle, l’exclusion des femmes de la succession au trône s’impose par l’interprétation de la loi salique, limitant leur pouvoir à des formes indirectes : régence, influence, représentation.

 

Ce carnet rend hommage à douze reines, de l’ère capétienne à l’Ancien Régime. La première dynastie de la monarchie française s’ouvre avec Adélaïde d’Aquitaine et s’achève avec Jeanne d’Évreux. Blanche de Castille et Anne d’Autriche gouvernent par la régence, Isabeau de Bavière et Catherine de Médicis exercent l’autorité dans la crise. Anne de Bretagne scelle l’union de la Bretagne à la couronne, tandis que Marie de Médicis assume le pouvoir après l’assassinat d’Henri IV. Plus en marge de l’exercice direct du pouvoir, Louise de Lorraine, Marguerite de France, surnommée la Reine Margot, et Marie Leszczyńska précèdent Marie-Antoinette, qui concentre, à la veille de la Révolution, les tensions de la fin de l’Ancien Régime. ■

 

Tous droits réservés.

 
 
 
 
     
 
 

Adélaïde d'Aquitaine - 945-1004

 

 

Elle est la fille du comte de Poitiers et duc d'Aquitaine, Guillaume III dit Tête d'Étoupe et d'Adèle de Normandie. Elle est la sœur de Guillaume IV d'Aquitaine. Elle est la petite-fille du chef viking Rollon.

 

En juin 987, après la mort de Louis V le Fainéant, dernier roi carolingien, l'assemblée des grands du royaume réunie à Senlis, élit Hugues Capet, roi de France, et Adélaïde monte sur le trône en tant que reine de France. Le dimanche 3 juillet suivant, à Noyon, elle est à côté de son époux quand celui-ci est sacré par Adalbéron, l'archevêque de Reims.

 
 
 
 
 

Blanche de Castille - 1188-1252

 

 

Née le 4 mars 1188 à Palencia, en Castille ; décédée le 27 novembre 1252 à Melun) est reine de France par son mariage avec Louis VIII.

 

Fille du roi Alphonse VIII de Castille et d'Aliénor d'Angleterre (elle-même fille d'Aliénor d'Aquitaine et du roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt), elle épouse le 23 mai 1200 le prince Louis de France, fils et héritier du roi Philippe Auguste. Elle est la mère de Saint Louis, à qui elle donne une éducation très pieuse, et exerce la régence entre la mort de son mari, Louis VIII, et la majorité de son fils.

 
 
     
 
 
 
     
 
 

Jeanne d'Évreux - 1310-1371

 

 

Née vers 1310 et morte le 4 mars 1371 à Brie-Comte-Robert, est reine de France et de Navarre du 5 juillet 1324 au 1er février 1328 en tant qu'épouse de Charles IV le Bel. Fille de Louis d'Évreux et de Marguerite d'Artois. Lorsque Charles IV meurt en 1328, son accouchement d'une fille prénommée Blanche quelques semaines plus tard scelle la fin du règne des Capétiens directs en France, en vertu de la loi salique qui exclut les femmes du trône. Jeanne d'Évreux mène une existence discrète pendant les 43 années que dure son veuvage. Néanmoins, elle demeure hautement respectée par la dynastie des Valois.

 
 
 
 
 

Isabeau de Bavière - 1370-1435

 

 

Isabeau de Bavière, née Isabeau de Wittelsbach-Ingolstadt, née vers 1370 à Munich, dans le duché de Bavière-Landshut, et décédée le 24 septembre 1435 à Paris, dans le royaume de France, est reine de France du 17 juillet 1385 au 21 octobre 1422 en tant qu'épouse de Charles VI. Elle est la fille aînée du duc Étienne III de Bavière et de son épouse Taddea Visconti, originaire d'une éminente famille noble qui règne sur la ville italienne de Milan. À environ quinze ans, Isabeau de Bavière est envoyée en France pour y épouser le roi Charles VI, avec lequel elle convole quelques jours après leur première rencontre. Le couronnement d'Isabeau de Bavière est fastueusement organisé en 1389 et est suivi de son entrée triomphale à Paris.

 
 
     
 
 
 
     
 
 

Anne de Bretagne - 1477-1514

 

 

Née le 25 janvier 1477 à Nantes et morte le 9 janvier 1514 à Blois, fille du duc de Bretagne François II, devient duchesse de Bretagne à la mort de son père, puis reine de France une première fois en 1491 après son mariage avec le roi de France Charles VIII, et une deuxième fois en 1499 après un second mariage avec le roi Louis XII.

 
 
 
 
 

Catherine de Médicis - 1519-1589

 

 

En italien : Caterina Maria Romola di Lorenzo de' Medici, née le 13 avril 1519 à Florence (République florentine) et décédée le 5 janvier 1589 à Blois (France), est reine de France de 1547 à 1559.

À la mort de ses parents, elle hérite du titre de duchesse d'Urbino et de comtesse de Lauragais, puis de celui de comtesse d'Auvergne à la mort de sa tante Anne d'Auvergne en 1524

Par son mariage avec le futur Henri II, elle devient dauphine et porte le titre honorifique de duchesse de Bretagne de 1536 à 1547, puis reine de France. Mère des rois François II, Charles IX, Henri III, des reines Élisabeth (reine d'Espagne) et Marguerite (dite « la reine Margot », épouse du futur Henri IV) et de Claude, duchesse de Lorraine et de Bar, elle gouverne la France en tant que reine mère et régente de 1560 à 1563.

 

 
     
 
 
 
     
 
 

Louise de Lorraine-Vaudémont - 1553-1601

 

 

Née le 30 avril 1553 au château de Nomeny - décédée à Moulins le 29 janvier 1601, est issue de la branche de Vaudémont, branche cadette de la maison de Lorraine. Cousine des Guise et du duc Charles III de Lorraine, elle a été reine de France de 1575 à 1589 et reine de Pologne et grande-duchesse de Lituanie en 1575, à la suite de son mariage avec Henri III de France.

 
 
 
 
 

Marguerite de France - 1553-1615

 

 

Marguerite de France ou Marguerite de Valois, surnommée la reine Margot à partir du XIXe siècle, est une princesse de la branche de Valois-Angoulême (maison de Valois) de la dynastie capétienne, née le 14 mai 1553 à Saint-Germain-en-Laye et décédée le 27 mars 1615 à Paris. Elle était fille du roi Henri II et de Catherine de Médicis et la sœur des rois François II, Charles IX et Henri III. Par son mariage avec le roi Henri de Navarre, elle devient reine de Navarre en 1572, puis reine de France en 1589 lorsque son époux accède au trône de France sous le nom de Henri IV. Sur la demande de ce dernier, le pape déclare la nullité de son mariage en 1599.

 
 
     
 
 
 
     
 
 

Marie de Médicis - 1575-1642

 

 

En italien Maria de' Medici, née le 26 avril 1575 à Florence et décédée le 3 juillet 1642 à Cologne, est une reine de France et de Navarre de 1600 à 1610 par son mariage avec Henri IV. Veuve en 1610, elle assure la régence au nom de son fils, le roi Louis XIII, jusqu'au 28 septembre 1614. Elle devient chef du Conseil du roi à la suite du lit de justice du 2 octobre 1614, et ce jusqu'en 1617, date de la prise de pouvoir de son fils.

 
 
 
 
 

Anne d'Autriche - 1601-1666

 

 

En espagnol Ana María Mauricia de Austria y Austria, infante d’Espagne, infante du Portugal, archiduchesse d’Autriche, princesse de Bourgogne et princesse des Pays-Bas, née le 22 septembre 1601 à Valladolid en Espagne et décédée le 20 janvier 1666 à Paris, est reine de France et de Navarre de 1615 à 1643 en tant qu’épouse de Louis XIII, puis régente de ces deux royaumes pendant la minorité de son fils Louis XIV (de 1643 à 1651).

 
 
     
 
 
 
     
 
 

Marie Leszczynska - 1703-1768

 

 

Que l'on peut traduire par « Marie de Leszno », née le 23 juin 1703 à Trzebnica et décédée le 24 juin 1768 à Versailles, est reine de France et de Navarre de 1725 à 1768.

 

Aristocrate polonaise, elle est la fille de Stanislas Leszczynski, roi élu de Pologne, dont la famille portait les armes du clan Wieniawa. Elle est devenue reine de France et de Navarre par son mariage avec Louis XV, en septembre 1725, et par son fils le dauphin Louis, elle est la grand-mère de trois rois de France, Louis XVI, Louis XVIII et Charles X mais aussi l'ancêtre de la Maison ducale de Parme dont sont issus le roi Philippe VI d'Espagne et le grand-duc Henri de Luxembourg.

 
 
 
 
 

Marie-Antoinette d'Autriche - 1755-1793

 

 

Marie-Antoinette Josèphe Jeanne de Habsbourg-Lorraine, archiduchesse d'Autriche, princesse de Bohême et de Hongrie, née le 2 novembre 1755 à Vienne en Autriche, est reine de France et de Navarre de 1774 à 1791, puis reine des Français de 1791 à 1792. Dernière reine de l'Ancien Régime, elle meurt guillotinée le 16 octobre 1793 sur la place de la Révolution à Paris.

 

Archiduchesse d'Autriche, princesse impériale et princesse royale de Hongrie et de Bohême, elle est l'avant-dernière enfant et la plus jeune fille de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche et de François Ier, empereur du Saint-Empire.

 
 
     
 
 
 

Affranchissement pour Lettre Verte 20g

 
 

Fête du Timbre - Les peintres de rue

6 au 8
mars
2026

La FÊTE DU TIMBRE 2026 se déroulera dans 75 villes de France, avec une nouvelle thématique sur les peintres de rue

© La Poste 2026.
Création et gravure : André Lavergne

Peintres du dimanche, amateurs éclairés ou professionnels, ils ont fait de la rue leur atelier. Concentrés derrière leur chevalet, les yeux rivés sur leur carnet de croquis, armés de pinceaux, de marqueurs, de craies ou de fusains, tout les inspire : un panorama, un paysage, le ciel et les nuages… Ils posent leur regard d’artiste sur le charme d’une place, le détail d’un monument, un jeu de lumière dans les feuilles d’un arbre, les reflets de l’eau au bord d’un quai. Là où d’autres fixent le moment en prenant une photo, ces artistes livrent une vision personnelle, et souvent poétique, de ce qu’ils contemplent et ressentent.

Loin des galeries ou des musées, les peintres de rue exposent leurs œuvres dans la ville en toute liberté. Il y a quelque chose de généreux dans cette démarche.

Bousculant les rapports traditionnels entre artistes et spectateurs, ils partagent leurs émotions avec un public éphémère qui assiste tout naturellement à la naissance d’une œuvre d’art.

Tout comme de nombreux artistes avant eux, ils peignent sur le motif à ciel ouvert, cherchant à capter l’instant, à saisir la vibration de la lumière, les variations des couleurs. Dans un geste libre et spontané, les peintres de rue retranscrivent une sensation immédiate.

En s’appropriant l’espace urbain, ils nouent une relation aussi authentique qu’inattendue avec des passants qui se mettent soudain à regarder avec d’autres yeux un environnement qui, jusque-là, pouvait leur sembler banal. Ils incarnent une forme d’art populaire où la création rencontre la vie quotidienne. Comme le font à leur façon les artistes de street art, les peintres de rue contribuent à redonner une âme à la ville. Leur démarche rend la culture visible et vivante. ■

Fabienne Azire - Tous droits réservés.

Affranchissement pour Lettre Verte 20g

© La Poste 2026.
Création Alexandre Monteiro.

Le Street art… un Art de la rue

S’il est une chose aussi mondiale et universelle que le courrier postal, c’est bien le Street art ! On retrouve ce mouvement artistique sauvage dans toutes les villes des cinq continents, partout où des femmes et des hommes placent de l’art gratuitement et sans autorisation dans l’espace urbain. Cet art se scinde en deux mouvements distincts, qui apparaissent au même moment. Aux États-Unis, les jeunes des quartiers défavorisés des années 1960 se mettent à écrire leur surnom – leur blaze – à la bombe aérosol et au marqueur dans les rues, créant une nouvelle calligraphie qui deviendra d’abord le tag, puis le graffiti.

Simultanément, en France, des artistes tels que Gérard Zlotykamien et Ernest Pignon-Ernest investissent les murs avec des œuvres d’art de toutes sortes : collages, dessins, pochoirs, craie, mosaïques, etc., en revendiquant un acte artistique libre et sans permission : c’est le Street art.

Plus de 60 ans plus tard, ce mouvement artistique majeur de notre époque a déjà donné des noms prestigieux à l’histoire de l’art, tels que Keith Haring, Jean-Michel Basquiat ou, plus proche de nous, le mystérieux Banksy. Mais il transforme surtout nos villes en galerie d’art sauvage, pour le plaisir de passants et d’amateurs de plus en plus nombreux à se passionner pour ces œuvres décalées, parfois engagées, mais toujours stimulantes !

La Poste a confié la création de ce timbre à Hopare, de son vrai nom Alexandre Monteiro, né à Paris en 1989. Cet artiste su, au fil des années, faire dialoguer le graffiti, le Street art et la peinture contemporaine. Son œuvre unit la rigueur du trait et la puissance de l’émotion. Les visages qu’il peint, aux regards intenses et pénétrants, nous interrogent sur ce que nous voyons du monde et sur ce que nous choisissons d’y regarder. ■

Codex Urbanus - Tous droits réservés.

Affranchissement pour Lettre Verte 20g-100g

Les cétacés

16
mars
2026

La Poste émet, dans la série Nature, un bloc de quatre timbres et un souvenir philatélique dédiés aux cétacés. Comment ne pas songer alors à Moby Dick, la plus mythique des baleines ?

© La Poste 2026.
Création Mathilde Laurent, d'après photos © Pierre Lobel / Biosphoto,
© Andrey Nekrasov / imageBROKER / Biosphoto,
© Gérard Lacz / Biosphoto,
© Reinhard Dirscherl / Biosphoto

Mythiques et méconnus : si la cétologie a beaucoup progressé depuis Aristote, qui avait remarqué qu’ils avaient des poumons et se reproduisaient comme les mammifères, les cétacés demeurent mystérieux car passant toute leur vie en mer, ils sont le plus souvent invisibles en surface et peu présents près des rivages. Les cétacés comprennent deux sous-ordres : les mysticètes, ou cétacés à fanons, et les odontocètes, ou cétacés à dents. Parmi ces derniers, la famille des delphinidés compte 37 espèces, depuis l’orque jusqu’aux petits dauphins des mers australes.

On trouve l’orque dans presque toutes les mers du monde ; ce grand prédateur vit en groupes matriarcaux et se nourrit de proies très variées, allant du hareng jusqu’aux baleines. Le cachalot, le Moby Dick d’Herman Melville, est le plus grand des odontocètes : les mâles mesurent jusqu’à 18 mètres. Ils plongent à plus de 1 000 mètres pour capturer leurs proies favorites, des calmars qui peuvent dépasser 3 mètres. Ils sont remarquables par leur vie sociale, organisée autour des groupes de femelles, plus petites que les mâles. Très sociaux également, les bélougas sont des prédateurs opportunistes. Aussi appelés baleines blanches, ces odontocètes de 5 mètres vivent dans les mers arctiques, y compris au voisinage des banquises… d’où leur couleur ! Les bélougas n’ont pas d’aileron dorsal, comme leurs cousins les narvals. Le sous-ordre des mysticètes compte 15 espèces, la plus connue étant la baleine à bosse : cette baleine, qui se nourrit de petits poissons ou de petits crustacés, se reproduit dans les eaux des archipels tropicaux, non loin des côtes où un public nombreux vient l’admirer. Le mégaptère, son autre nom dû à ses grandes nageoires pectorales, est aussi célèbre pour ses chants. Encore parfois chassés, les cétacés font face à une industrialisation galopante du milieu marin.

Cependant, baleines à bosse, bélougas, cachalots et orques ne font pas partie des espèces directement menacées de disparition. ■

Alexandre Gannier - Tous droits réservés.

Édition d'un bloc souvenir


Affranchissement pour Lettre Verte 20g